Hébergement d’urgence pour jeunes adultes

Les SPOS, les offices sociaux, l’ONE et les services logement pour jeunes conventionnés par le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, en contact avec les jeunes adultes en situation de crise, nécessitent des solutions d’hébergement d’urgence qui peuvent garantir au jeune un espace sécurisé pendant un temps limité au strict nécessaire.

A cet effet, ces services peuvent disposer de bons d’hébergement. Ces bons valent pour toutes les auberges de jeunesse du pays.

carte des auberges de jeunesse du pays

Public cible :

Jeunes adultes entre 18-27 ans dans une situation de vie nécessitant un hébergement d’urgence.

Critères d’octroi de l’aide :

L’établissement d’un bon d’hébergement présuppose que le jeune demandeur remplit plusieurs des conditions énumérées ci-après. Un travailleur social du SPOS, de l’ONE, du service de logement pour jeunes ou l’assistant social de l’office social dans le cadre d’une prise en charge selon les modalités de la loi sur l’aide sociale doit évaluer la situation du jeune selon ces conditions. Il faut :

  • que le jeune demande un hébergement d’urgence ;
  • que le jeune ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour couvrir les frais d’hébergement ;
  • qu’il existe des indices qu’une infraction contre la vie ou l’intégrité physique du jeune de la part d’un ou de plusieurs membres de sa communauté domestique se prépare, a eu lieu ou tend à se répéter ;
  • que le jeune souffre visiblement de sa situation de vie actuelle et qu’il se trouve dans une situation de détresse psychosociale grave ;
  • que tout effort d’amélioration de la situation existante ait échoué, y compris l’effort entrepris par le travailleur social ;
  • qu’une crise aiguë dans le milieu de vie rende indispensable un éloignement temporaire ou définitif du jeune demandeur sans délai ;
  • que le jeune accepte la solution d’urgence et qu’un projet concret soit envisagé dans les meilleurs délais, soit pour prévoir le retour à domicile, soit qu’un projet d’hébergement en dehors du ménage soit projeté à court terme ;
  • qu’ aucune solution d’hébergement en milieu familial ou apparenté, en internat ou dans une autre structure de logement ne puisse avoir lieu ;
  • que le travailleur social en charge du dossier ou un autre professionnel désigné voit le jeune dans les trois jours ouvrables pour définir avec lui un projet de vie stabilisant et concret ;
  • que le jeune consente à travailler étroitement avec le travailleur social susmentionné en vue d’un projet de vie stabilisant et concret.

Procédure :

  1. Le travailleur social prend acte de la demande formelle du jeune de quitter sa situation de vie actuelle.
  2.  Le caractère de l’urgence est établi et notifié dans le dossier du jeune.
  3. Le travailleur social prend contact avec une des neuf auberges de jeunesse du pays qui est la plus proche et la plus accessible au centre de vie du jeune. Une réservation par téléphone est faite auprès du gérant de l’auberge ou de son représentant. Lors de cet entretien téléphonique le travailleur social communiquera aussi la date et le lieu du prochain RV pour le suivi social du jeune.
  4. Un bon d’hébergement est établi par le travailleur social.
  5. Le bon d’hébergement peut être établi pour couvrir le logement du jeune dans une auberge de jeunesse jusqu’au prochain rendez-vous avec le travailleur social (maximum après 3 jours ouvrables) et pourra ensuite être prolongé jusqu’au prochain rendez-vous avec le travailleur social (maximum 7 jours ouvrables). Dans des cas exceptionnels, il peut être prolongé jusqu’à une durée maximale de 30 jours. Lors de chaque prolongation le travailleur social doit vérifier si l’auberge de jeunesse a la possibilité d’accueillir le jeune.
  6. Le travailleur social doit envoyer une copie de chaque bon par courrier au Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Département Enfance et Jeunesse, Service de la jeunesse, 12-14, avenue Emile Reuter, L-2420 Luxembourg ou par email à jeunesse@men.lu. Chaque prolongation ainsi que la fin de l’hébergement d’urgence doit être communiquée.
  7. Le jeune consent avec la signature du bon d’hébergement à travailler étroitement avec le travailleur social pour trouver une solution de logement durable dans les meilleurs délais.
  8. Le jeune accepte par sa signature le règlement d’ordre interne de l’auberge de jeunesse qui le recueille.
  9. Le jeune doit se présenter pendant les heures d’ouverture à l’auberge de jeunesse.

Le bon est dûment rempli et remis au jeune en mains propres. Une copie du bon est archivée au dossier du jeune. Après la fin de l’hébergement d’urgence, le gérant de l’auberge de jeunesse transmet le bon d’hébergement avec la facture des frais d’hébergement par courrier au Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse, Département Enfance et Jeunesse, Service de la jeunesse ou par email à jeunesse@men.lu, si le jeune a été envoyé par les SPOS, l’ONE ou un service logement pour jeunes. Suite à l’accord pour une prise en charge par un office social dans le cadre de la loi sur l’aide sociale, le gérant de l’auberge de jeunesse transmet la facture à l’office social concerné.

Pour tout renseignement complémentaire, veuillez contacter :

  • pour les SPOS : Madame Anne STEIN, Tel. 247-75931
  • pour l’ONE : Madame Margie KIEFER, Tel. 247-73695
  • pour les offices sociaux et les services logement pour jeunes : Madame Pia DAVID, Tel. 247-86593 (en cas d’absence : Madame Nathalie BUSSER, Tel. 247-86532)

Et si on devenait famille d’accueil…

La députée Françoise Hetto-Gaasch a posé dans sa question parlementaire du 23 juillet 2015 au sujet des nouveau-nés placés temporairement dans les services de pédiatrie des hôpitaux, notamment au point 2, la question suivante :

« Pourquoi ces enfants ne seraient-ils pas confiés à des familles d’accueil ? »

La question est pertinente, cependant le nombre de familles d’accueil disponibles n’est pas suffisant pour pouvoir offrir un accueil en famille au nombre d’enfants pour lesquels cette mesure serait dans leur intérêt supérieur. Notamment pour les enfants dans la tranche d’âge se situe entre 0-3 ans. Face à cette pénurie de famille d’accueil, il semble primordial d’analyser et de répondre aux besoins des familles d’accueil d’aujourd’hui et de créer un dispositif plus attrayant afin de recruter davantage de familles d’accueil. De plus il est indispensable de rendre l’activité de l’accueil en famille plus visible dans notre société et de la valoriser.

L’accueil en famille « jour et nuit » permet aux enfants, qui ne peuvent grandir dans leur famille biologique, de faire l’expérience d’une ambiance familiale et de pouvoir développer des liens affectifs avec des personnes de référence.

Il s’agit d’une mesure définie dans la loi du 16 décembre 2008 relative à l’aide à l’enfance et à la famille (AEF) et financée par l’ONE. A côté de l’accueil en famille « jour et nuit », qui repose dans la majorité des situations sur une décision judiciaire, la loi prévoit aussi l’accueil socio-éducatif de « jour » en famille d’accueil. Cette mesure d’aide vise davantage la prévention en proposant aux parents biologiques en difficultés une prise en charge de leurs enfants en journée, sur base volontaire, pour éviter un éloignement définitif des enfants.

Au vu des effets bénéfiques que peut avoir le placement précoce d’un enfant en famille d’accueil comme mesure d’aide alternative à l’accueil institutionnel, l’ONE s’est donné comme objectif de promouvoir l’accueil en famille pour recruter plus de familles candidates. Une campagne de sensibilisation est notamment prévue pour le 1er trimestre 2016.

Si vous voulez recevoir davantage d’informations à ce sujet n’hésitez pas à contacter Madame Pascale Arend à l’ONE au n° de téléphone : 247-73687 ou de visiter le guichet.lu sous l’adresse : http://www.guichet.public.lu/citoyens/fr/famille/mesures-action-sociale/aide-enfance/famille-accueil/index.html

116 000 – le numéro de téléphone « enfants disparus – enfants en détresse »

Les Etats membres de l’Union européenne ont pris la décision en 2007 de réserver le 116 000 comme numéro d’urgence harmonisé pour les enfants disparus.

Missing Children Europe s’est octroyé la mission que ce numéro soit opérationnel au plus vite dans tous les états européens http://missingchildreneurope.eu/116000hotline.

A ce jour le numéro est opérationnel dans 27 pays de l’Union européenne ainsi qu’en Serbie et en Albanie. La Finlande est le seul pays de l’UE qui n’a pas encore mis en place le 116 000.

Depuis octobre 2012, l’ONE est en charge de la hotline en collaboration avec la Police Grand-Ducale. Le service « 116 000 enfants disparus – enfants en détresse » www.116000.lu a principalement pour mission d’écouter et de soutenir les familles d’enfants disparus. Il intervient auprès des familles dans le cadre de fugues, d’enlèvements parentaux au Luxembourg ou à l’étranger, de disparitions inquiétantes de mineurs et de jeunes adultes. Cet accompagnement se poursuit tant que la famille en exprime le besoin.

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La collaboration entre les différents partenaires 116 000 est aussi un des objectifs de la mise en place de ce numéro. L’ONE est souvent sollicité par les partenaires des pays limitrophes dans le cadre de fugues de jeunes et vice versa. Pour le Luxembourg cette collaboration avec les partenaires européens est d’autant plus importante, étant donné que le jeune peut quitter le territoire du Grand-Duché rapidement. Le signalement de la disparition doit évidemment toujours être signalisé à la Police étant donné que ce sont ces services qui peuvent mettre en œuvre des actions de recherches. Néanmoins les hotlines 116 000 peuvent souvent, grâce à leur collaboration transfrontalière, fournir des informations importantes aux services de police pour faire avancer ou aider l’enquête.

Toute personne composant le 116 000 au Luxembourg entre en contact avec l’Office national de l’enfance pendant les heures de bureau et avec la Police Grand-Ducale la nuit, les weekends et jours fériés.

Le 116 000 est joignable 24h/24, 7j/7. Les appels sont gratuits.

Pour avoir plus d’informations sur le 116 000 vous pouvez contacter Monsieur Gilles Braconnier au numéro 247- 73666.

MyGuichet – ONE

Dorénavant les différents formulaires de l’ONE sont disponibles via MyGuichet. MyGuichet est la plateforme interactive sécurisée de guichet.lu. Elle permet d’effectuer des démarches administratives par voie électronique de manière sécurisée à l’aide d’un certificat LuxTrust. A cet effet, nous vous recommandons fortement l’usage de MyGuichet sur le site http://www.guichet.public.lu pour transmettre toute démarche vers l’Office national de l’enfance.

Vous trouvez dans ce link « première connexion » quelques précisions qui vous guideront lors de votre première connexion à MyGuichet afin de pouvoir retrouver les démarches propres à l’ONE.

Si vous avez des questions supplémentaires veuillez contacter Monsieur Marc Warin au numéro : 247-73686

Masterclass pour les nouveaux arrivants dans le secteur AEF

Depuis le 1er semestre 2015, l’ONE en collaboration avec l’UFEP propose la Masterclass  pour les nouveaux arrivants dans le secteur AEF.

Il s’agit d’une formation qui expose la logique interne de loi du 16 décembre 2008 relative à l’aide à l’enfance et à la famille ainsi que ses dispositifs. L’objectif est de former les nouveaux intervenants dans le secteur de l’AEF quant aux spécificités du secteur afin d’être au plus vite opérationnel sur le terrain.

Cette formation d’une journée est organisée mensuellement (toujours les derniers mercredi du mois, excepté les vacances scolaires) dans les locaux de l’ONE. Elle est gratuite pour les participants. La dernière séance de l’année 2015 se tiendra le 25 novembre 2015. La première Masterclass 2016 se tiendra le 27 janvier 2016.

 

En savoir plus

Molconcours « D’Welt matt dengen Aen gesin »

En juillet l’Office national de l’enfance avait lancé un concours de dessin sur le thème « D’Welt matt dengen Aen gesin », s’adressant aux enfants des cycles 1 à 4 fréquentant une Maison Relais.

Les enfants avaient la possibilité d’exprimer leur vision d’un monde parfait et de gagner un des 9 bons d’achat valable en librairie. Plus de 120 œuvres créatives ont été envoyées et chaque œuvre est affichée depuis dans les locaux de l’ONE.

Photos de quelques-unes des œuvres affichées.

Le droit à l’aide dans le secteur « aide à l’enfance »

Le droit à l’aide dans le secteur AEF est un droit fondamental et il établit sa base juridique sur la Convention des droits de l’enfant qui prévoit notamment en son article 20 :

  1. Tout enfant qui est temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit à une protection et une aide spéciale de l’Etat.
  2. Les Etats parties prévoient pour cet enfant une protection de remplacement conforme à leur législation nationale.
  3. Cette protection de remplacement peut notamment avoir la forme du placement dans une famille, de la kafala de droit islamique, de l’adoption ou, en cas de nécessité, du placement dans un établissement pour enfants approprié. Dans le choix entre ces solutions, il est dûment tenu compte de la nécessité d’une certaine continuité dans l’éducation de l’enfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse, culturelle et linguistique.

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Le respect des droits des enfants vivant en institution et les droits des parents

Etant donné que la famille reste l’endroit le plus propice à l’épanouissement d’un enfant, l’ONE propose différentes mesures d’aides pour essayer autant que possible de maintenir l’enfant dans sa famille d’origine. Néanmoins lorsque les parents se trouvent momentanément dans l’impossibilité de s’occuper de leurs enfants et qu’ils mettent ainsi les enfants en danger, il faut procéder à une prise à distance par rapport à leur milieu familial.

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Families First – service d’intervention de crise

Définition de la crise:

Le système familial est un système évolutif qui se caractérise par des phases de stabilité (équilibre) et des phases de crise (déséquilibre). En général un système essaie de rester en équilibre en veillant à ce que les forces de stabilité soient égales aux forces de changement. Les phases de crise permettent de passer à un nouvel état d’équilibre, d’évoluer et de trouver une nouvelle manière de rentrer en relation, de redéfinir des règles, des rôles, des fonctions, une nouvelle façon d’être ensemble.

Mais lorsque le système craint de passer au niveau suivant, un symptôme va être développé sur lequel tout ce système va porter son attention. Par un tel fonctionnement la crise est évitée et l’évolution du système est figée. Toutefois en général un membre de la famille se met au service du système en se sacrifiant en quelque sorte, avec l’aide de toute la famille. Il développe alors une pathologie de façon à ce que l’ensemble du système familial se mobilise autour de celui-ci et oublie les besoins de changement indispensable à l’évolution physiologique.

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Les modifications essentielles de la Convention Cadre Horaire (CCH) 2015

Les Conventions Cadre concernant les forfaits journaliers (CCJ) et les forfaits horaires (CCH) sont, annuellement, mis à jour dans le contexte du dialogue structuré entre l’ONE (Office National de l’Enfance), le Ministère de l’Education nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse (MENJE), l’EGCA (Entente des Gestionnaires des Centres d’Accueil asbl) et les autres regroupements de prestataires.

Ces conventions apportent des précisions par rapports aux dispositifs législatifs (loi AEF – Aide à l’Enfance et à la Famille du 16 décembre 2008) et par rapports aux règlements grand-ducaux du 17 août 2011.

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